Les pensées d'Ama

Entre nuages et soleil, entre neige et sécheresse, la déesse qui est en nous se doit de rayonner à chaque instant ... Petits mots et pensées pour partager ma vision de cette bataille quotidienne et fastidieuse parfois ... mais nécessaire!

12 novembre 2009

A la rencontre du Destin.

Suis-je folle?
En tous cas impulsive, cela est évident. Mais mes intuitions sont généralement bonnes.

J'ai peur.

Sur un coup de tête mûrement réfléchi qui, réflexion faite, ne pouvait être différé, j'ai réservé hier un vol pour Madrid.

Au programme? Je ne sais pas. Suivre mon instinct et voir là où il me mènera. Pas d'hôtel, pas de ville, pas même de région de choix ... Juste de multiples possibilités. Moi et mon sac à dos, loin du monde, n'ayant que moi-même sur qui compter, moi-même à m'occuper, loin de l'Espagne des touristes.
Couper le cordon avec mon passé et invoquer Amaterasu ... la déesse qui rayonne en moi, la force vitale de mon Soleil, celle que je veux être et qui est là, sous les cendres, n'attendant qu'un signe pour revenir, comme un fruit mûr qui s'apprête à tomber de la branche et que je dois cueillir avant qu'il ne touche le sol.

Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, je ne sais pas même vraiment quelle forme a ce que je cherche ni ce que je dois faire pour l'avoir. Peut-être que je suis en train de dérailler complètement... Non, ça ne peut être que positif. J'ai juste peur de ne pas avoir prévu assez large, de perdre ou me faire voler quelque chose, de ne pas pouvoir rentrer. Stupide.

Chose assez amusante, mon coloc ce matin a tenu absolument à me donner une fouletitude de conseils et m'a même proposé plusieurs fois un gri-gri. Certes, la tentation était là mais j'ai refusé : je ne veux rien qui puisse me voiler les yeux, me troubler le coeur (et encore moins pour la paix d'âme des autres, sous couvert de protection). Je veux juste voir qui je suis, et c'est encore dans l'ascétisme des conditions que je reste la plus forte. Peut-être pour ça que je m'invente des obstacles? Je ne sais pas, encore un point à méditer.

Quoiqu'il en soit, mon avion décolle cette après-midi, et je reviens lundi soir. Alors, priez pour moi, souhaitez-moi bonne chance, mais ne vous inquiétez pas, tout ira bien. Je le sais.


Parce que je l'ai décidé.



"Partir à l'aventure
C'est souvent dur
Mais le plus beau trésor en fin de compte
Ce n'est pas la richesse des découvertes
Mais soi-même à âme ouverte
Que l'on affronte."

Posté par Amaterasu13 à 09:18 - Historique et Vendetta - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2009

Une histoire de signes...

Je (re-)verse dans l'astrologie. C'est assez dingue l'influence que peut avoir sur moi ces sciences occultes. Le pire, comme dirait Matthieu, "ça m'énerve qu'un truc auquel je ne crois pas du tout puisse être aussi proche de la réalité!" ;)

Bah oui, moi j'y crois. Tout comme je crois en l'énergie, à la spiritualité, à la philosophie, au destin, à la passion, à l'esprit humain. Il faut de tout pour faire un monde, n'est-ce pas? Pourquoi la raison serait-elle la seule maîtresse de notre corps? Et pourquoi notre corps ne vivrait que de pulsions, notre coeur de sentiments et notre âme de vertu? Non, nous sommes un tout. Notre corps est tout aussi vertueux que notre âme et notre esprit tout aussi sentimental que notre coeur.
La psychologie m'a guidée au moment où j'avais besoin de réponses pour croire en moi. J'ai fait naître ces qualités de la réalisation du pouvoir de l'esprit humain. Mais j'avais négligé le coeur et le corps. Il me faut renaître dans un tout, encore une fois, toujours. J'avais négligé mes défauts, que j'ai laissé revenir au triple galop. Il me faut le temps de m'apprendre, de m'apprivoiser. J'ai l'impression d'avoir été tellement longtemps gelée que je commence à peine à vivre en tant que moi, comme si mon coeur en gardant la forme comprimée par tant de violence avait fini par accoucher d'un moi nouveau pour qui le passé n'a aucun sens. Un moi tout neuf, qu'il me faut éduquer avec un oeil neuf. Une nouvelle vie qui a tout à apprendre.

C'est assez bête, mais mon thème astral me rassure en même temps que de m'aider à me comprendre. Simplement parce qu'il est tellement vrai que ça me donne une raison d'être moi. Ce n'est pas le fruit de mon imagination... non, je suis comme ça, j'ai le droit d'être comme ça, c'est mon essence. Le fait de mettre des mots sur des intuitions (car n'oublions pas qu'en tant qu'ENFP, je suis dominée par mes intuitions..) m'aide à visualiser. Et ça me rassure parce que je me dis qu'il y a au moins une source scientifique qui me comprend et qui m'accepte. Arf. Nous y voilà, encore cette mémoire du rejet de ce que j'étais. C'est dingue que ce soit tellement ancré en moi.. Il faut que j'évacue tout ça, non pas que j'oublie, mais que j'accepte. Que j'accepte que ça a été dur mais aussi que la situation est différente, je ne suis plus la même qu'avant, la petite fille a grandi, je peux imposer mes nouveaux repères. Enfin, pour ça il faut d'abord que je les construise. Ca passera certainement par faire des choses que je n'ai pas encore faites et que je désire pourtant de tout mon coeur. Il faut me construire dans l'action. Donc changer d'air. Ca commence dès demain.

Alors, la petite Tagama, c'est qui déjà?
Une Capricorne ascendant Cancer. Si, si, si. Les deux exacts opposés réunis en un. La femme-enfant par excellence, ce qui n'est pas forcément pour arranger mes affaires, je peux vous le dire :S

Quand on regarde mon thème, j'ai très peu de mauvaises conjonctions, la plupart donc me poussent à l'optimisme... même si quelques aspects me font faire des vagues...

De manière générale :

_Elle est intègre, réservée, circonspecte, honorable, volontaire. Son ambition est tranquille, dans la limite du raisonnable, elle aime les responsabilités et les assume. Peut travailler dans le social. (Capricorne)
_Intelligence, fermeté et vivacité d'esprit, entreprend de longues études (plusieurs conjonctions). A sa manière à elle de penser sur un sujet.
_Force de caractère, se relève toujours après l'échec, grande énergie de travail qui permet d'entreprendre des travaux de longue haleine (pareil, plusieurs conjonctions renforcent ce trait de caractère).
Elle lutte avec acharnement pour surmonter les épreuves, elle a la force de les surmonter. Elle sait être à la hauteur de toutes les situations. Si elle progresse lentement (sic!), elle est toutefois certaine d'atteindre ses buts.
_Mais parfois trop de prétention, ne se rend pas compte que ses objectifs sont trop ambitieux et inaccessibles (ou du moins de suite ou dans la manière de les approcher).


_Elle a une imagination féconde, de l'inspiration, de grandes émotions, qu'elle peut exploiter sur le plan professionnel. Elle aime les arts, la beauté. Elle peut mettre par écrit tout ce que son imagination et son intuition lui dictent (conjonction Mercure - Neptune très forte). Occultisme.
_Sociable, moderne, originale, non conformiste. Originale, voire excentrique,
 violente, entêtée, impatiente et coléreuse (Carré Mars- Uranus).
_Elle a beaucoup d'amabilité et de sensibilité pour les autres. Elle peut même être trop sensible, et prendre facilement offense à cause d'une  pacotille. (saleté d'ascendant Cancer)
Fait la bonne mère veillant sur sa progéniture, passant la nuit dans un fauteuil auprès de l'enfant malade, le soignant, le calmant avec patience. (Maison IV en Vierge, faut que j'arrête d'ailleurs ou que je le mesure, ça me joue des tours).

_
Aime être entourée d'amis pleins de vigueur, solides, fougueux. Exécute tout travail entrepris. (Maison XI en Bélier, et il faut aussi que je fasse attention à la qualité de mon entourage...)
_mauvaise position de Lilith dans le signe consacré à Eve (Lune noire en Cancer). Epouse ou amante, épouse et amante, tout est possible. Ici se pose la question de la relation à la mère, relation ambivalente : (fusion/séparation), difficulté à couper le cordon ombilical.
 L'ambivalence se situe au niveau de la famille aimée et rejetée, des racines, du passé dont elle est tributaire et qui l'empêche de se stabiliser. Sa force : sa capacité à se dépasser pour se différencier de sa mère.

 

_Amours passionnées, amour de l'amour, à fort tempérament, démonstrative. Croque la vie à pleines dents (Plusieurs conjonctions dans ce sens). Désire réussir sa vie amoureuse (Vénus en maison V)
_Peut être jalouse et possessive (et j'essaie à tout prix de m'en détacher ..), coléreuse, soupe au lait, des difficultés à se contrôler (Mars en Poissons ...)

Au final, ça peut donner une assez bonne idée de mes préoccupations du moment..

La chose qui me rassure... c'est que finalement, y'a beaucoup de points positifs! Et ça, ça peut rassurer certaines personnes en recherche de stabilité ... ;)


Bon, maintenant on va laisser parler Lilith et casser la tête à cette Vierge - Cancer - Poissons qui se manifestent parce que, pfiou, y'en a marre d'être une sentimentale dépendante! Y'a que moi qui suis responsable de ce que je suis, et je n'ai pas envie de laisser ces côtés-là s'exprimer de trop!

~ Ama Fighto level One !

Posté par Amaterasu13 à 14:36 - Moi par Moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2009

Prayer for the brokenhearted

Je n'en peux plus. Ca, c'est dit.

Je suis qui, je suis quoi, moi? Pourquoi est-ce que j'ai tant besoin des autres et en même temps je ne sais pas m'imposer? Rayonner, être, vivre, tout simplement. Je ne sais plus ce que je dois faire.

Une chose dont j'ai pris conscience, mais dont je ne mesure pas tout à fait la portée encore, c'est combien je me suis enfermée dans un rôle. Encore merci à la psy de mon coloc (qui n'est pas tout à fait une psy ordinaire il faudrait que je vous raconte ça) ... Un rôle de mère pour ma mère... un rôle de fille forte pour l'extérieur... un rôle de femme parfaite pour ceux que j'aime, en particulier celui que j'Aime.
Subrepticement, les années passant, en réaction de défense pour survivre aux évènements ... je me suis forgée une carapace tellement énorme que je ne savais même pas qu'elle était là. Et là, j'ai mal. Mal d'avoir mal. Mal d'avoir mal d'avoir mal. Je veux être libre, mais je ne veux pas renoncer à ceux que j'aime. Je veux être heureuse, tout en étant fragile. Comment est-ce possible? Je n'y arrive pas. Faire comme si? Je ne peux plus. Je veux être moi.

Ce rôle m'a emmené loin, très loin. Je sais que je suis invivable. Je sais que je suis sur des montagnes russes en permanence. Je sais que je suis tombée très bas. Et je sais que ceux qui m'aiment ont besoin d'amour et que ceux que j'aime ont besoin d'indépendance. C'est quoi ce paradoxe? Quelle est ma croyance qui m'a amenée ici?

Ce n'est pas possible de continuer comme ça. Il faut que je me détache de mon passé. Complètement. Ah tiens, c'est contradictoire ... il faut justement que je renoue avec mon passé. Ce matin, j'ai encore craqué dans les bras de mon colloc ... Pourquoi? Parce que mon père me manque. C'est aussi simple que ça.

Je réalise que l'esprit humain est tellement plus complexe que ce que l'on croit... Oui je parle bien d'esprit, cet esprit-là qui est le domaine de la raison, cette théorie comportementale de l'adaptation aux choses les plus difficiles qui relève de la pulsion de vie mais qui se réalise au travers de l'esprit. Donc, cet esprit-là.
J'avais enfoui tout ça. Quand j'ai réalisé que mon père était violent. Quand j'ai réalisé qu'il l'avait toujours été, en montrant sa bonne figure paternelle devant nous, en se manifestant en tyran de la condition féminine derrière nous. Oh, pas toutes les femmes, non. Juste la "sienne". Pas de chance, elle est aussi ma mère. Celle que j'ai toujours protégé, j'allais dire "au péril de ma vie".
Forcément, quand on a aimé un proche de toutes nos forces et que le monde bascule ... comment faire? Pour protéger ma mère de l'injustice, je me suis érigée contre lui. Ce faisant, j'ai fermé mon coeur à tout l'amour qu'il avait pu nous donner. Je n'y croyais plus. Comment aurais-je pu? J'avais été aveugle pendant tant d'années. Sotte de croire que mon père était quelqu'un d'extraordinaire, un magicien de la vie, quelqu'un de magnétique qui voyait au-delà des apparences en des croyances presque ésotériques. Sotte de croire en cette "maison de l'amour", la nôtre, dont il était le maître. Sotte de rire à ses blagues un peu machistes qui m'avaient toujours gênées ... quand on savait les insultes, les tourments, qui étaient infligés à ma mère, qui n'avait rien fait d'autre qu'être la femme qu'il aimait, et qui l'aimait. Même si c'était ma mère qui était toujours présente dans la vie de tous les jours, c'était mon père qui guidait ma vie, c'était le gardien de mes croyances. Comment croire à nouveau dans ce cas? Comment croire en les autres? Et surtout comment croire en moi?

Au fur et à mesure que l'alcoolisme le rongeait et que le cancer est venue l'immobiliser de plus en plus, il n'y avait plus de temps de répit comme lorsqu'il travaillait. Il n'y avait plus de bonnes phases et de mauvaises phases, et de toutes façons, les bonnes phases étaient devenues pour moi sources d'inquiétude. Juste ... un épais brouillard gris permanent, avec des orages magnétiques récurrents. Logique non? L'esprit se protège comme il peut.
Je me rends compte que j'étais inquiète toute ma vie. Peut-être aussi pour cela que je mets tant de coeur à respecter mes valeurs... Je veux être ce que je dis, ce que je pense, ce que je ressens, pour ne pas devenir comme lui. Tout se recoupe ici. Je n'ai jamais été très à l'aise devant les autres, mais ça s'est accentué à partir de mes 12 ans. Finie l'insouciance. Désormais je devais rester celle que j'étais devant les autres, et être la protectrice de ma mère à la maison. Pourquoi? Je ne pouvais pas fuir. Je ne pouvais pas regarder cette injustice sans rien faire. Elle ne m'avait rien demandé mais elle en avait besoin, pour tenir. Et c'est certainement pour cela aussi qu'aujourd'hui, elle a tellement de mal à me laisser vivre. Parce que j'ai trop été là avant au moment où elle en avait besoin, un peu comme sa mère qui l'aurait protégée. Et ne parlons pas du conflit. Dès que quelqu'un élève la voix, je fuis au triple galop. Je ne peux pas rester. Tout simplement je ne PEUX pas! Je n'ai jamais pu déjà avec les autres. Mes 3 ans d'avance ont fait que j'étais toujours plus fragile qu'eux, et donc ne m'ont pas laissé l'occasion de m'exprimer ... Oh, ces habitudes-là se sont prises tôt. Très tôt. Dès la primaire, en fait. Dès que la différence s'est accentuée, quand j'ai commencé à passer les classes. Ouh là là, dur dur de réaliser tout ça...

Le miracle de l'esprit humain c'est de pouvoir être élastique. Il y a un souci? Je me déforme. Un autre? Oh, ce n'est rien, je me déforme encore plus et ça passe. Et ainsi de suite. Et après, on est tellement déformé que plus rien ne passe, et on est complètement différent des autres, qui ne comprennent pas non plus pourquoi tout m'est aussi dur. Et pourtant, ce n'est rien, ce n'était jamais rien... Plus de 15 ans de déformations avant que je me rende compte de ce qui ne va pas. Et encore, j'ai dû passer par des spécialistes. 15 ans avant de me rendre compte que j'étais et je suis encore dans un rôle qui n'est pas moi... Un rôle de femme forte, un rôle de quelqu'un toujours en avance sur son âge, agir comme une fille de 15 alors que je n'en ai que 12, agir comme une fille de 20 alors que je n'en avais que 17, agir comme une mère alors que j'avais besoin d'affection, juste pour pouvoir survivre comme je le voulais.

Et quand il me prend dans ses bras, mon coeur éclate. Jamais je ne m'étais sentie aussi vulnérable. Jamais mon père ne m'avait manqué autant.

En fait il m'avait toujours manqué. Mais j'avais fermé mon coeur à cet amour qui pour moi était déchu, insensé, faux, fabriqué par mon imagination. Je m'étais laissée avoir. Je m'étais faite manipuler. Mon passé doré n'existait plus, ne devait pas exister...
Et puis ensuite, quand sur les deux dernières années de sa vie il était guéri de l'alcoolisme, il était tellement faible qu'il ne pouvait plus que nous regarder avec bienveillance ... mais s'occuper de nous, activement, comme avant? Non. Il n'était plus que le fantôme de lui-même. Un père absent - non par manque de volonté mais par manque de force.

J'avais fermé mon coeur. Je me croyais forte. Le mental est très fort, certes... mais les besoins contre lesquels j'ai lutté le sont encore plus. Il faut que j'accepte que les forces contre lesquelles j'ai lutté étaient violentes... et que j'ai maintenant le droit de me reposer.

Heureusement, je m'exprime facilement. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, vraiment, mais je sais que j'ai besoin de me trouver moi. Trouver ma valeur. Arrêter que la vie soit une souffrance vis-à-vis des autres. Changer ma garde-robe, changer mes relations, changer mes peurs, changer de style de vie. Souffler. Dépressuriser. Je ne veux plus jouer à la maman, et je ne veux plus être en peur constante d'être abandonnée.

Cela implique de me souvenir de l'amour qu'il m'a porté. Le vivre. Me retrouver seule avec moi-même et avec mes souvenirs, avec lui. Avec rien d'autre à faire que m'occuper de moi. Rétablir l'équilibre. Parce qu'une goutte d'eau dans un coeur asséché amène le besoin. Il faut que j'ouvre la vanne... que mon passé soit là pour me porter, enfin. Il me faut me reconstruire finalement. Mais pour cela il faut que je déblaye le terrain. Table rase de tous mes problèmes actuels. Donc pas de maman, pas de Flo, pas de doutes, ne pas me sentir obligée de quoi que ce soit envers qui que ce soit, pour ne pas que mon rôle reprenne le dessus. Juste ma chère, si chère solitude. Pour me reconnecter avec le passé ... et avec moi.

"C'était très dur. Mais je suis toujours ta fille et tu es toujours mon père, même si je ne deviens pas comme toi. Je peux maintenant aller de l'avant sans crainte..."

Tu me manques... et c'est en moi que je dois te retrouver ...

Posté par Amaterasu13 à 11:56 - Historique et Vendetta - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2009

I still love U


Perfume - I still love U
envoyé par tagy-95.

Bon, ok, la qualité n'est pas top mais c'est ma préférée (avec Negai) des nouvelles de l'album (bon, en fait je les adore toutes @_@), j'ai hâte d'avoir d'autres vidéos pour pouvoir la travailler... =^^=

Je me devais de poster ça. Pour le dire. Tu me manques. Je te laisse tranquille d'extérieur, mais le week-end c'est un peu difficile, j'ai toujours moins à faire, et même dans les magasins (et surtout dans les magasins) je ne peux m'empêcher de penser à toi...
Ton silence m'angoisse. Je sais que tu n'as rien fait pour ça. Je sais que j'ai écorché tes belles ailes d'aiglon en jouant au hérisson. Je sais que tu es parti un peu loin de peur de ne plus pouvoir voler, autant que de ne plus pouvoir me voir voler à tes côtés. Je sais que je ne suis pas ton unique problème, et que les vents, pour les oiseaux blessés, sont trop violents en ce moment. Mon amour n'y peut rien. Je ne peux que me blâmer ; je n'aurais pas dû me hérisser avant, c'est tout ^^  J'assume.

La tempête dans mon coeur se calme ; mais le blizzard dehors s'intensifie. L'hiver arrive. Un long, très long hiver. Mais tu en sortiras transformé ... d'aiglon, tu deviendras aigle, et tu pourras commencer à enfin te chercher Toi.
Serai-je encore à tes côtés ou pas, seul le temps nous le dira. Après tout, ne voit-on pas la dureté de l'hiver qu'une fois la neige fondue, et le soleil dans le ciel?


J'attendrai donc, que le printemps soit de retour. Parce que je veux croire que cet aigle qui émerge aura encore besoin de moi, tout comme j'ai besoin de lui. Au-delà même du besoin, que tu auras encore l'envie, surtout! Et que, même si je l'ai blessé, notre Amour est et sera bien plus fort que cela.

~All great changes are preceeded by chaos~

I still love U (P.S.: j'ai découvert les paroles après avoir posté la chanson... Alors, j'ai cessé de pleurer, le ciel se dénuage ... mais elle reste quand même bien vraie! Je suis toujours un peu inquiète, même si je passe de mortifiée à résolue...)

Peu importe comme je m'empêche de t'aimer
Je ne peux rien y faire
Mes sentiments sombrent comme le soleil couchant
Je les garde enfermés dans mon coeur

Peu importe que ce soit insignifiant
Ou que rien du tout ne change
Je veux juste protéger
Le fait que nous pouvons rire ensemble.

Même si c'est prendre mes désirs pour des réalités,
J'aimerais qu'au lieu de me dire "au revoir" en souriant, tu me dises que je te manquerai...

Je t'Aime toujours et je ne peux passer à autre chose,
C'est comme un labyrinthe dont je ne peux pas voir la sortie
Je peux sourire, je cache mes sentiments et les transforme en larmes
Pour toi et moi, je ne sais pas ce que je peux faire, bien sûr c'est de ma faute
Je n'arrive simplement pas à te dire, "Sauve-moi" ... je ferme les yeux et tombe de sommeil.

Il y a des moments où tu ne m'appelles presque pas du tout
Mais je ne peux rien y faire...
Je me sens comme un ciel ennuagé
Et je garde ce sentiment enfermé dans mon coeur

Je regarde mon téléphone, pensant qu'il a vibré
Je me rends compte que c'était juste mon imagination et je me sens abandonnée
Je me demande, encore et toujours
Quand pourrons-nous nous rencontrer de nouveau?

Même si c'est prendre mes désirs pour des réalités,
J'aimerais qu'au lieu de me saluer en disant "à la prochaine", tu me dises que je vais te manquer...

Je t'Aime toujours et je ne peux passer à autre chose,
C'est comme un labyrinthe dont je ne peux pas voir la sortie
Je peux sourire, je cache mes sentiments et les transforme en larmes
Pour toi et moi, je ne sais pas ce que je peux faire, bien sûr c'est de ma faute
Je n'arrive simplement pas à te dire, "Sauve-moi" ... je ferme les yeux et tombe de sommeil.

Posté par Amaterasu13 à 09:51 - Mon coeur en chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2009

Opaque brouillard

brouillard_sur_etang_02

Ma vie est ainsi faite, en ce moment. J'ai cru avoir un électrochoc hier pour m'y remettre. Mais le fait est que je suis une éponge à ondes négatives...
Je vis des expériences assez amusantes. Mon colocataire qui fait pas mal d'arts martiaux et aussi accessoirement du shiatsu thérapeutique (comprendre par là, le vrai shiatsu qui permet de débloquer et faire circuler les énergies) m'en a fait un hier. Eh bah, pfiou, le résultat fait froid dans le dos. Mais je découvre que j'ai aussi (d'après ses dires, ça reste à confirmer) une très grande sensibilité aux énergies. Ca peut être une voie à exploiter pour "me ressourcer" (le pourquoi du comment viendra un peu plus tard)... 

Je fais de la rétention d'énergie au niveau du dos (omoplates), le méridien du poumon (communication me semble-t-il) était sacrément tendu, le pire étant le méridien de l'estomac (stress) qui était tellement à bloc qu'il a dû réduire la pression plusieurs fois. Mon maître-coeur était vide sur quasiment toute la longueur du bras (symptôme de déprime). D'ailleurs c'est assez amusant parce que au fur et à mesure que l'énergie circulait (et je la sentais bien d'ailleurs) mon estomac se mettait à gargouiller, et j'ai eu alternativement des phases de chaud et de froid, au point que j'ai été obligée de prendre une couverture sur la fin. Cela m'a fait penser que les filles lors de l'orgasme vaginal subissent des vagues de chaud et de froid, ce qu'il a confirmé en disant que oui, pas mal de méridiens ont des points terminaux dans le vagin. Mmmmh, bref, c'était pour l'anecdote. -_-' Il arrive aussi régulièrement que lorsqu'on est en phase de câlins avec quelqu'un, l'estomac se mette à gargouiller... Ca doit juste être parce que le corps se détend, en fait, il digère le stress :O

Bref, c'est pas fameux, tout ça. Hier, j'ai encore pleuré. Je ne sais pas pourquoi, en sa présence, même si je veux être forte, ma carapace est percée. Je croyais ne pas en avoir. En fait, si j'en ai une, et une énorme. Je prends sur moi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, je ne sais pas m'arrêter. Même la douleur, je la prends sur moi, parce que je ne veux pas être une "chochotte". Je ne dis stop que quand c'est insupportable. C'est étrange... Ah tiens, lorsqu'il a fait le méridien de l'affectif-émotionnel, les larmes se sont mises à partir d'elles-mêmes. Pourtant, mentalement, j'ai tout pour être heureuse. MENTALEMENT. En même temps, les gens qui me voient me diront tous qu'ils sont jaloux de ma condition, ouiiiii, bien sûr, c'est génial d'avoir trois ans d'avance. Tu parles. J'ai des bonnes notes à l'école, donc j'ai tout pour être heureuse. Bien sûr.

Là, c'est mon coeur qui réclame. Mon coeur qui est à bout. De quoi, pourquoi? Je suis pourtant bien entourée. Mon coloc m'a dit hier "certes mais t'ont-ils donné ce dont tu avais vraiment besoin?" ? Et si c'était moi qui demandais de trop, encore une fois? Je veux aimer les gens, je veux les aider, mais j'ai aussi besoin de m'exprimer, et souvent les messages sont incompatibles. On ne peut donner qu'en ayant reçu. Pour recevoir les bonnes choses, il faut encore les reconnaître, les accepter. Il faut savoir ce dont on a réellement besoin, jour après jour, pour avancer.

Je me reproche parfois d'être trop à l'écoute de moi-même, je me reproche souvent ces sentiments qui n'ont pas la place d'être, ni dans la société ni dans mes idéaux de vie. En réalité, c'est une force que j'ai. Une force bien difficile à maîtriser mais qu'il ne sert à rien d'endiguer. Ce ressenti qui vient du plus profond de moi-même, ce qui fait que je suis humaine, ce qui me montre le chemin à accomplir pour que mes qualités enfin explosent au grand jour. Pour que je sois quelqu'un d'extraordinaire dans la vie ordinaire. Poppy est de retour.

Car oui, nous sommes dans une société d'intellect. Soit tu es intelligent, soit tu es manuel. Cela est surtout vrai dans le moment crucial des études, mais aussi plus tard, dans la vie active, qui est toute aussi cruciale. En fait, le véritable moment crucial, c'est ici et maintenant. Etre ce que l'on veut être. Mais pour ça il faut prendre le temps d'écouter les signes. Sauf que je dois aller à mon cours de chant et donc j'exposerai mon point de vue là-dessus un peu plus tard, parce que j'ai envie de pousser ma petite gueulante.

A tout à l'heure.

Posté par Amaterasu13 à 09:35 - Moi par Moi - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2009

I'm a goddess, on my knees

(tiré de la fameuse chanson de Meredith Brooks, "Bitch")

Je crois que je suis repartie. Pour de bon. D'aucuns diraient que peu importe ce que disent les autres pour essayer de vous faire voir le jour, il est nécessaire de traverser ses enfers pour remonter, et comprendre quelque chose de nouveau.

Il va falloir que je m'y habitue. On ne peut pas être sage sans se connaître. Je croyais me connaître, je croyais que mes failles se règleraient avec le temps. Je ne pensais pas devoir replonger comme ça dans les abîmes de mon espace-temps sensoriel. Et ce ne sera certainement pas la dernière fois... :X

Alors quoi? Il va me falloir souffrir? C'est inévitable. C'est dur, sur le moment. Mais une fois qu'on est au fond du trou, au bout d'un moment que nos yeux s'habituent à l'obscurité, les mots et les gestes font enfin sens. J'ai éliminé les sources externes une à une pour finalement arriver à comprendre que tout partait de moi et tout revenait à moi. Je suis l'unique responsable de cet état. Responsable parce que j'ai considéré les choses sous le mauvais angle. Peut-être que j'ai refusé d'écouter les autres. Simplement parce qu'ils ne savaient pas me le dire de la bonne manière, ou qu'il n'était pas encore temps.

J'ai touché le fond de ma famille jusqu'à couper tous les ponts avec elle; j'en ressors maintenant et je les appelle volontiers. J'ai touché samedi le fond de ma carrière; je comprends maintenant qu'il faut que j'arrête et que je m'y mette, simplement. J'ai touché Dimanche soir le fond de mon couple; je comprends qu'il faut que je me détache de lui, sereinement, pour notre bien, pour mieux nous retrouver après. Je suis dépendante. C'est terrible.

Ce qui m'exaspère n'est donc pas tant d'avoir été mal que de ne pas savoir les causes de ce mal-être. Et surtout, pourquoi ai-je déformé la réalité au point de me concentrer sur les mauvaises choses, et tout mal interpréter de cette sorte? J'ai ma petite idée là-dessus, qui ne va se construire qu'avec l'expérience.

Quand j'écris, j'ai peur. Je suis une fille terrorisée de la vie, en fait =D. Nous avons tous nos problèmes mais, pfiouuuu, moi mes blocages sont tellement ancrés que quand ils ressortent, ils me transforment littéralement.

Oui j'ai la flemme de chercher du boulot. La flemme, c'est quand on a peur de quelque chose sans se l'avouer. Ma peur de l'échec fait que je ne bouge généralement pas avant de m'être éclatée trois fois contre le mur et que je comprenne que ce mur ne vient pas de l'extérieur mais de moi. Trois fois trop d'énergie, trois fois mal pour rien. D'où certainement ma dépendance à mon Floppy, qui a toujours su me faire voir les choses correctement. Et d'où ma peur si intense de le perdre.

En fait non. Si j'ai eu peur de le perdre, si j'ai senti la pression de ma famille, si je me suis isolée dans ce que je pensais être le droit chemin en procrastinant le reste, il n'y a qu'une seule et unique raison: j'ai inconsciemment (ou pas) fait que je n'y arriverais pas. Parce que je ne m'en croyais pas capable, parce que j'avais peur de l'échec, parce que je suis une fille complètement névrosée par tout ce qui est contact avec les autres et démarches vers l'inconnu, quand il s'agit de faits. La faute à qui? A mon passif certainement. Je n'ai jamais su faire un seul acte de la vie quotidienne correctement. Pas assez vite, surtout, pas assez bien, parfois. Ca doit être ça. Ca ne peut être que ça. Ces blessures de l'enfance.

Peut-être que si ma mère et ma soeur m'avaient encouragées à terminer ce que je faisais - ce qu'elles me demandaient de faire!- au lieu de dire "arrête de traîner, bon je m'en occupe pousse-toi" ou encore "c'est la galère les courses avec toi, tu mets toujours trois plombes à choisir et tu parles trop" ... peut-être que je n'aurais pas ces blocages-là. Certainement même. Et comme ils se sont répétés même après, comme quand par exemple je devais m'inscrire à l'auto-école et que je me suis fait engueuler comme du poisson pourri parce que j'avais mis 6 mois pour le faire, ou pour ma recherche de travail... alors que personne ne s'est mis à côté de moi pour savoir *POURQUOI* j'avais peur. Personne ne comprend que j'ai peur. Mais maintenant qu'elle est là, au lieu de continuer à me descendre, ce serait bien de m'aider à aller de l'avant non? Parce que maintenant, je ne peux même plus poser le pied dans un magasin que je ne connais pas par trouille de me faire accoster par la vendeuse, ça devient grave, non?

Et vous allez me dire, "comment tu fais au boulot?" Au boulot, je n'ai pas le choix. Les gens attendent après moi. C'est une habitude à prendre, même si ça me fait toujours super peur. Et puis j'ai un statut, une justification. Le fait est que dans la vie, tant que je n'ai pas ces urgences, je n'y arrive pas. Et ça, après toutes mes réflexions tordues et mes fausses pistes, c'est vraiment CA qui est important.

L'esprit humain est bien compliqué, quand même. Arriver à faire le contraire de ce qu'on veut par peur de l'affronter ... C'est quand même incroyable! @_@

Bon sur ce, j'ai du boulot, il faut que je remue ciel et terre pour atteindre ce que je veux. Et il faut que je le tienne cette fois. Que je dépasse mes peurs.

Bonne journée à vous!

Posté par Amaterasu13 à 09:15 - Moi par Moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2009

300! Le nombre du changement :O

Eh oui, aujourd'hui je fète le 300è message de ce blog... 300è message de ma vie torturée, vertigineuse, montagnarde russe.

Bon, je boirai seule un coup en son honneur... :D

Aujourd'hui nous allons parler d'oubli et de pardon. Ces choses qu'on applique souvent si facilement aux autres et si difficilement à nous-mêmes. Il va me falloir (ré-)apprendre à oublier.

Le contexte est le suivant : mon 2è rdv avec ma psy a été un fracaso, comme on dirait outre - Pyrénées. Un échec retentissant, en quelque sorte. Elle m'a clairement fait comprendre que je n'avais pas ma place ici, que c'était un mauvais concours de circonstances mais que je n'ai pas de maladie pathologique. Par contre il faudrait que je me bouge, et vite, pour trouver du travail. Parce que d'après elle, je sous-estime l'importance néfaste que ça a, l'absence de structure..

Bon, en regardant de plus près ce n'est pas un échec. J'ai quand même eu ce que je voulais : un déclic sur ce qui n'allait pas, ce qui faisait que malgré tout ce que j'ai, je n'arrivais pas à être bien. Ce n'était pas que les choses n'allaient pas chez moi ou chez les autres. C'est qu'ENCORE UNE FOIS, je me suis attaquée au mauvais problème. Aux manifestations du problème. Au lieu de juste analyser ce qui n'allait pas. Comment aurais-je pu, ceci dit? Je n'avais jamais cherché de travail, et tout le reste n'est pas forcément rose. Mais alors, pas du tout rose. Et encore moins parce qu'il ne m'aide pas à me concentrer sur ce qui ne va pas.

Je me sens penaude, confuse, étourdie. Je m'en veux, terriblement. Je m'en veux de ne pas avoir été assez adulte pour voir correctement. Je me sens comme une enfant de huit ans qui ne fait que des bêtises. Je n'arrive pas à me pardonner, à me dire que c'est normal, que ça arrive...
C'est LA que doit intervenir le pardon. A quoi ça sert de m'en vouloir? A ne pas aller de l'avant. A m'enlever mes moyens d'action. Je dois bouger et tout de suite, tant qu'on m'a impulsé de l'élan. Fuck les autres. Je dois arrêter de me dire qu'ils vont me tenir rigueur de mes mauvais actes, sinon je ne briserai jamais cette spirale qui consiste à rester paralysée et ne plus oser agir vraiment de peur de recommencer, ce qui fait "pire que mieux".

Je suis adulte. Pas une enfant. J'ai fait une connerie, ok ok. Les autres savaient mais moi je ne savais pas. J'ai le droit, et personne ne va me contredire là-dessus non? On va dire que oui. Il le faut. Il faut que je m'octroie ce droit, ce droit à me tromper, sans pour autant être quelqu'un de mauvais, d'immature ou de méchant.

Je pense que c'est ce que ma psy voulait dire quand elle m'a dit que "les actes ne sont pas la personne". Remettre en cause ce que je fais n'implique pas remettre en cause ce que je suis. Dire que j'ai mal fait mon rapport de stage ne remet pas en cause la valeur de mon travail ni mes qualités. Là, c'est pareil. Dire que j'ai fait un mauvais jugement, une mauvaise analyse de la situation ne remet pas en question la valeur intrinsèque de TOUS mes jugements, passés, présents et surtout FUTURS. Une règle simple mais essentielle. Comment ai-je pu l'oublier?

Allez, fini de me lamenter, je vais me montrer digne de la leçon apprise et m'en servir de tremplin pour rebondir, en allant appeler mon ancien chef.

Et me réconcilier avec la vie. Ma vie. Celle que je dirige.

Posté par Amaterasu13 à 16:10 - Psycho-thé-râpé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2009

Positivons!

Il semblerait que j'ai été un peu précipitée en m'imaginant tout perdre ... Quand la vie est un peu plus douce je reprends vite espoir ... L'horizon est un peu dénuagé, même si je ne vois toujours pas le bout du tunnel, l'atmosphère est un peu moins pesante.

Je m'en sortirai. On s'en sortira. C'est obligé !

Don't Wanna Lose You - Gloria Estefan

Sometimes, it's hard
To make things clear
Or know when to face the truth
And I know that the moment is here
Parfois il est difficile
De mettre les points sur les i
Ou de savoir quand affronter la vérité;
Or, je sais que le moment est venu


I'll open my heart
And show you inside
My love has no pride
I feel with you I've got nothing to hide
J'ouvrirai mon coeur
Et te montrerai ce qu'il contient
Mon amour n'a pas de fierté,
J'ai le sentiment que je n'ai rien à te cacher


So open your eyes
And see who I am
And not who you want for me to be
I am only myself, myself
Ouvre donc les yeux
Et vois qui je suis!
Et non pas celle que tu voudrais que je sois
je ne suis que moi-même


I don't wanna lose you now
We're gonna get through somehow
Don't wanna lose you now
Or ever
Baby, I've fin'lly found
The courage to stand my ground
But if you want me, I'll be around
Forever
Je ne veux pas te perdre maintenant
Nous arriverons bien à traverser (cette épreuve)
Je ne veux te perdre maintenant
Ni jamais
Mon coeur, j'ai enfin trouvé
Le courage de défendre mes positions
Mais si tu veux de moi, je ne serai pas loin
Toujours

We all make mistakes
We all lose our way
But we've stood the test of time
And I hope that's the way it will stay
Nous faisons tous des erreurs
Nous perdons tous notre chemin
Mais nous avons passé l'épreuve du temps
Et je souhaite qu'il en soit toujours ainsi


It's all up to you
To tell me to go
'Cause it won't be me to walk away
When you're all that I know
And I know...
C'est à toi de décider
Si tu veux que je partes
Car ce ne sera pas moi qui tournera les talons
Alors que tu es tout ce que je connais
Et je sais ...


That I don't wanna lose you now
We're gonna get through somehow
I don't wanna lose you now
Or ever, never
Baby, I've fin'lly found
The courage to stand my ground
But if you want me, I'll be around
Forever, forever, yeah, yeah
... Que je ne veux pas te perdre maintenant
Nous arriverons bien à traverser (cette épreuve)
Je ne veux te perdre maintenant
Ni un seul jour, jamais
Mon coeur, j'ai enfin trouvé
Le courage de défendre mes positions
Mais si tu veux de moi, je ne serai pas loin
Toujours, toujours

Don't wanna lose you, lose you now
We're gonna get through somehow
Don't wanna lose you now
Don't wanna lose you, don't wanna lose you

Posté par Amaterasu13 à 20:05 - Mon coeur en chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Atelier d'écriture

Ce matin j'ai participé à un atelier d'écriture. C'était assez drôle... Enfin, drôle, pas vraiment. Et dans l'optique que je cherchais, pas top non plus. Cependant je me suis rendu compte de ma facilité d'écriture, et apparemment de ce que j'écrivais pas trop mal sur certains sujets, ce qui m'a ouvert d'autres portes... Bon, pour atteindre l'efficience dans une lettre de motivation, on repassera. Je vois d'ailleurs l'organisateur de l'atelier la semaine prochaine pour en discuter ^^

Je vais quand même vous partager à vous, fidèles lecteurs (... Pourquoi il y a comme un courant d'air ici...?), ce qui est sorti de ma tête. Le contexte? Nous avons fait un brainstorming autour du mot écriture, en faisant des associations d'idées. Puis après avoir dégagé de la liste générale (auquel tous les participants avait contribué) les 3 mots qui nous plaisaient le plus et nous plaisaient le moins, il fallait en 10 minutes rédiger un texte qui utilisait ces trois mots, dont le thème était "l'écriture".

Et voilà pour moi :

A quoi me sert l'écriture et à quoi peut servir l'écriture?

Sans l'écriture, je ne suis rien. Elle me permet de me comprendre, de m'apprivoiser... Retranscrire mes émotions, les décortiquer, les encenser. L'écriture est une fleur arrosée aux larmes, éclairée au bonheur, nourrie à la spiritualité. Et tout comme la fleur se construit puis sème, au moment voulu, ses pétales dans le vent pour que d'autres les récupèrent et expose son pistil à la tentation des insectes volants; elle est celle qui construit, mur porteur, un être dans la société, puis permet de livrer à toutes autres générations présentes et futures ce que la vie nous a appris.

Ainsi je comprends que l'écriture puisse poser difficulté, car elle signifie s'exposer au regard des autres parfois dur. Mais aussi s'exposer à son propre regard, son propre jugement: il n'est pas possible de s'évader, seulement de se révéler. Même l'évasion, au final, n'est-elle pas une révélation de nos propres fuites de la vérité? La page blanche de notre introspection.

L'écriture est donc belle.

Elle est la projection de notre âme sur le mur de la vie, au vu des autres. L'expression de notre unicité qui nous fait souvent si peur, mais doit aussi nous émerveiller.

Ensuite on a fait un autre exercice, on a repris une phrase qui nous plaisait dans nos travaux, ou un groupe de mots, et ensuite on devait choisir parmi les personnes en dehors de nous une expression qui nous plaisait pour en faire un Incipit : c'est-à-dire la première phrase d'un texte au sujet libre. La seule contrainte était une contrainte de temps : nous n'avions que 5 minutes. L'incipit choisi était un groupe de mots dont la phrase de départ était : "en un mot, [l'écriture donne] une certaine liberté, avec des projections possibles, voire impossibles."

"Projections possibles, voire impossibles. Telle est la contradiction même de notre vie : comment savoir ce qui est et sera vraiment, alors que nous sommes un être imparfait?

Ma projection possible était un soutien inconditionnel. Un fort caractère. Savoir quand être seule, le supporter, car tu étais présent dans mon coeur comme moi dans le tien. Ma projection impossible était le retour en arrière.

Ma projection possible est le doute, la lassitude, le déluge du désespoir qui me noie au fond de ma cage paraissant dorée. Ma projection impossible? Etre moi-même. Celle que je veux être. Celle que tu avais, un jour, aimé."

Je sais, c'est gai. Et alors? ><

Posté par Amaterasu13 à 15:56 - Ama Express - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2009

Et j'ai le mal d'amour, j'ai le mal de toi ...

C'est un grand classique... dont j'aurais aimé ne pas savoir la signification.
Je n'arrive pas à m'en remettre. Je nous croyais invincibles. Bien, bien plus forts que cela. Mais non.
Et le pire, c'est que c'est tout de ma faute.
Alors (et contrairement à la chanson) je serai femme de marin. Femme de soldat. Femme d'intérieur, pour un homme d'extérieur. Je vais m'occuper de ma vie en lui faisant confiance et en fermant les yeux sur le fait qu'il ne reviendra certainement pas. Qu'il a peut-être même certainement cessé déjà de se battre, inconsciemment. Est-ce que c'est de l'acharnement? J'ai vécu cette situation aussi. Je reconnais les symptômes. Je sais qu'on ne s'en remettra pas.

Mais je continuerai d'essayer. Il faut bien assumer.

Dis, quand m'aimeras-tu, comme au tout début? Comme il n'y a pas si longtemps?


Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,

Voilà combien de temps que tu es reparti,

Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,

Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,

Au printemps, tu verras, je serai de retour,

Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,

Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,

Et déambulerons dans les rues de Paris


Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu,

Que tout le temps qui passe,

Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus?


Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,

Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,

A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,

Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,

Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,

Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,

Ton image me hante, je te parle tout bas,

Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi


Dis, quand reviendras-tu,

Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe,

Ne se rattrape guère,

Que tout le temps perdu,

Ne se rattrape plus?


J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,

J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,

Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,

Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,

Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,

J'irai me réchauffer à un autre soleil,

Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,

Je n'ai pas la vertu des femmes de marins


Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu,

Que tout le temps qui passe,

Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu,

Ne se rattrape plus...

Posté par Amaterasu13 à 11:33 - Mon coeur en chansons - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »