Les pensées d'Ama

22 novembre 2009

Useless...

... to keep on being here.

We'll meet on another place...

I bid you adieu.

Posté par Pinku Usaghi à 13:48 - PCI (Petites Choses Insignifiantes) - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


21 novembre 2009

The private lives of Pippa Lee

Je devrais renommer cette catégorie du blog, d'ailleurs. Passons.

Partis à l'improviste (ou plutôt entraînée par mes collocs) pour aller voir l'Imaginarium, qui était finalement complet à notre arrivée, nous avons finalement opté pour "Les vies privées de Pippa Lee".

J'avoue, Keanu Reeves était pas mal même si un peu rapide en besogne.

Le synopsis m'avait l'air de tomber à pic. Et franchement, le film n'est vraiment pas décevant. Par contre, je me remets sacrément en question.

Chassez le naturel, il revient au galop. Essayez d'enfouir le passé, et il ressurgit à tout moment. Je préfère péter les plombs et l'affronter maintenant plutôt qu'une fois ma vie bien entamée, au moment où il sera de plus en plus difficile de la faire bouger tant nous sommes liés les uns aux autres, par le Destin, la famille, l'entreprise, que sais-je encore... Même si d'autres ont du mal à l'accepter, ou n'en ressentent pas le besoin. Est-ce moi qui ai un problème?

Mais la question la plus importante, évidemment, qui reste en suspens :

Qu'ai-je donc vécu qui m'amène à ce que je suis aujourd'hui : celle qui ne me plaît plus? Celle qui ne fût jamais vraiment moi?

Quel est donc ce secret enfoui dans ma mémoire duquel je dois me libérer?

(et le premier qui dit que ça fait trois questions, je l'étrangle.)

Posté par Pinku Usaghi à 22:42 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

20 novembre 2009

Disparition?

J'ai peur d'appeler ce numéro et d'entendre la vérité qui en découle. J'ai peur des signes que tu me laisses.

Rien ne vaut qu'on renonce à la vie. Surtout toi... Tu es si brillant, tellement différent ... et tu comptes tellement pour moi...

J'espère me tromper mais si c'est la voie que tu as choisi, je ne te demanderai même pas d'être heureux. Ce n'est aucunement le sujet. Je te demanderai juste de rester en paix.

"She" is still living, and you're borne in her.

Edit : Non, je ne me suis pas trompée. Et je sais que tu veux que nous soyons sereins. Je porterai ce flambeau pour deux, parce que je ne suis plus tout à fait la même depuis que je te connais... J'y arriverai, à mon idéal. L'idéal non pas de l'absolu mais de la vérité. Ce sera ma manière de t'honorer... Pour toi.

Posté par Pinku Usaghi à 09:13 - La vie dans les nuages - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

19 novembre 2009

Profil du changement

Envie de repartir d'un autre pied. De laisser la petite misérable et miséreuse derrière moi, toutes ces années d'adolescence, de post adolescence, d'entrer enfin dans le monde adulte.

Cela passera certainement par un changement de blog non planifié mais inévitable. Histoire de couper court à ces années de souffrance, de torture, d'inutiles blasphèmes...

Mais hors de question de supprimer ce blog. Il servira de mémoire, pour remplacer la mienne qui est défaillante. Et même s'il est supprimé du net, certainement pas de mon disque dur :)

Oui, j'ai besoin d'avancer, besoin d'air, besoin de changements. Et même si les autres ne voient pas de changements concrets je peux vous assurer que depuis un mois, mes terres sont en tremblement permanent. Le complexe du homard, si cher à Françoise Dolto, n'est pas que de l'adolescence. Ou peut-être que simplement, je la termine, plus ou moins. Allez savoir. Seul le futur nous le dira.

Une chose est sûre :

C'est que je veux quitter la petite fille que je suis encore pour aller vers la femme que je veux être.

Posté par Pinku Usaghi à 22:52 - Historique et Vendetta - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Inside of me.

Je ne suis qu'une pauvre sale petite et misérable égoïste.

Je me déteste. Je replonge. Je n'y arrive pas. Pas encore. Pas comme ça.

Pourquoi ai-je cru que tout serait différent en rentrant? Comme avant? Comme à chaque fois. Non, les choses doivent continuer comme elles l'étaient la semaine dernière. Sans lui. Avec moi.

Pour la prose, c'est bien ici.


Mais pour les vertus, on repassera.


"Don't speak, I know what you're thinking
And I don't need your reasons
Don't tell me 'cause it hurts
And I know you're good, I know you're good, I know you're really good..."

Posté par Pinku Usaghi à 00:07 - PCI (Petites Choses Insignifiantes) - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




18 novembre 2009

Chat-craie-coeur

chatons

Des mois et des mois et encore et toujours cette même plainte sourde et suffocante dans mon coeur lourd. Desséché. Assoiffé. Mon petit coeur qui bat si vite, comparé au sien. Pourquoi? Pourquoi sommes-nous aussi différents? Il y a quelques mois je tenais encore dans le creux de ses mains, et il me berçait contre lui.

Quelle est donc cette manie du genre humain à vouloir croire que tout s'oublie et ne pas être reconnaissant de ce qui doit précieusement se garder?

J'aimais à être contre son coeur, et j'aimais à ce qu'il m'appelle. Si j'avais compris son langage peut-être aurais-je pu voir les signes... Il paraît qu'un chat retombe toujours sur ses pattes. C'est ce qu'une vieille dame des gouttières m'a dit, depuis mon exode forcé dans ces rues sombres, froides, sinueuses, bruyantes, toujours les mêmes pavés, toujours la même galère, en quête d'une nourriture qui n'existe pas. Sa lumière.
Personnellement, je n'y crois pas. Un chat est comme tout le monde. Un chat a besoin d'une lumière qui le guide, d'une raison d'avancer, bien qu'il ne soit pas docile, bien qu'il choisisse lui-même ses amis. Une fois lié à quelqu'un il lutterait contre vents et marées, jusqu'à se briser, parfois. Oui, un chat peut se briser, en cherchant l'inaccessible. Comme un don du ciel, par exemple. Lui.

J'aimais à ce qu'il pose sa tête sur mon ventre, me laissant jouer avec ses cheveux de mes petites griffes acérées, mais délicates. J'aimais bouder pour un rien, pour qu'il vienne un peu à moi, histoire de me rassurer. "Histoire de". La vérité, c'est que c'est surtout moi qui me suis raconté des histoires. Des histoires d'hommes. Les contes de fées ne sont pas faits pour les félins.

La vie n'est pas ainsi. Je n'ai pas la force nécessaire pour être un vrai chat. Il y a eu méprise : pour ce que je ne suis pas. Moi, mon maître, je l'aime, et j'ai juré de lui dévouer ma vie. Il doit avoir cependant autre chose à faire pour avoir laissé la maison vide sans crier gare. "Pourquoi s'attacher à des choses qui n'ont pas besoin de nous? On peut les balancer à la rue, elles retrouveront bien le chemin." Est-ce cela que tu as pensé? Est-ce de cette preuve-là dont tu as besoin pour que j'aie encore ma place auprès de toi? Réponds! Pourquoi ne réponds-tu pas?

...

Pourquoi...?

...

Oui, même un chat peut pleurer. Pour du vrai. Le chaton que je suis n'était pas prêt pour tout cela. Pas tout de suite, pas ici, pas maintenant! Et pourtant, les choses sont ainsi. Fatigué, tremblotant, fiévreux, je reste un chat. "Le chat" n'a besoin de personne pour se laver, pour panser ses plaies, n'a besoin de personne pour être fier et avancer. Soit.

Alors, si tu as besoin de cette preuve-là pour que je puisse retrouver ma place à tes côtés, je trouverai le moyen. Il n'existera pas de repos avant que j'aie accompli cette tâche, quitte à me briser les pattes et me faire marcher sur la queue. Je deviendrai le chat indépendant et fidèle dont tu as toujours rêvé. Parce que s'il y a une chose que j'ai compris de tout cela c'est que rien ne saura jamais totalement me changer.

Parce que toi, mon maître, je t'aime. Et ce sera toujours de cette manière-là.

Posté par Pinku Usaghi à 14:25 - Ama Express - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

12 novembre 2009

A la rencontre du Destin.

Suis-je folle?
En tous cas impulsive, cela est évident. Mais mes intuitions sont généralement bonnes.

J'ai peur.

Sur un coup de tête mûrement réfléchi qui, réflexion faite, ne pouvait être différé, j'ai réservé hier un vol pour Madrid.

Au programme? Je ne sais pas. Suivre mon instinct et voir là où il me mènera. Pas d'hôtel, pas de ville, pas même de région de choix ... Juste de multiples possibilités. Moi et mon sac à dos, loin du monde, n'ayant que moi-même sur qui compter, moi-même à m'occuper, loin de l'Espagne des touristes.
Couper le cordon avec mon passé et invoquer Amaterasu ... la déesse qui rayonne en moi, la force vitale de mon Soleil, celle que je veux être et qui est là, sous les cendres, n'attendant qu'un signe pour revenir, comme un fruit mûr qui s'apprête à tomber de la branche et que je dois cueillir avant qu'il ne touche le sol.

Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, je ne sais pas même vraiment quelle forme a ce que je cherche ni ce que je dois faire pour l'avoir. Peut-être que je suis en train de dérailler complètement... Non, ça ne peut être que positif. J'ai juste peur de ne pas avoir prévu assez large, de perdre ou me faire voler quelque chose, de ne pas pouvoir rentrer. Stupide.

Chose assez amusante, mon coloc ce matin a tenu absolument à me donner une fouletitude de conseils et m'a même proposé plusieurs fois un gri-gri. Certes, la tentation était là mais j'ai refusé : je ne veux rien qui puisse me voiler les yeux, me troubler le coeur (et encore moins pour la paix d'âme des autres, sous couvert de protection). Je veux juste voir qui je suis, et c'est encore dans l'ascétisme des conditions que je reste la plus forte. Peut-être pour ça que je m'invente des obstacles? Je ne sais pas, encore un point à méditer.

Quoiqu'il en soit, mon avion décolle cette après-midi, et je reviens lundi soir. Alors, priez pour moi, souhaitez-moi bonne chance, mais ne vous inquiétez pas, tout ira bien. Je le sais.


Parce que je l'ai décidé.



"Partir à l'aventure
C'est souvent dur
Mais le plus beau trésor en fin de compte
Ce n'est pas la richesse des découvertes
Mais soi-même à âme ouverte
Que l'on affronte."

Posté par Pinku Usaghi à 09:18 - Historique et Vendetta - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

11 novembre 2009

Une histoire de signes...

Je (re-)verse dans l'astrologie. C'est assez dingue l'influence que peut avoir sur moi ces sciences occultes. Le pire, comme dirait Matthieu, "ça m'énerve qu'un truc auquel je ne crois pas du tout puisse être aussi proche de la réalité!" ;)

Bah oui, moi j'y crois. Tout comme je crois en l'énergie, à la spiritualité, à la philosophie, au destin, à la passion, à l'esprit humain. Il faut de tout pour faire un monde, n'est-ce pas? Pourquoi la raison serait-elle la seule maîtresse de notre corps? Et pourquoi notre corps ne vivrait que de pulsions, notre coeur de sentiments et notre âme de vertu? Non, nous sommes un tout. Notre corps est tout aussi vertueux que notre âme et notre esprit tout aussi sentimental que notre coeur.
La psychologie m'a guidée au moment où j'avais besoin de réponses pour croire en moi. J'ai fait naître ces qualités de la réalisation du pouvoir de l'esprit humain. Mais j'avais négligé le coeur et le corps. Il me faut renaître dans un tout, encore une fois, toujours. J'avais négligé mes défauts, que j'ai laissé revenir au triple galop. Il me faut le temps de m'apprendre, de m'apprivoiser. J'ai l'impression d'avoir été tellement longtemps gelée que je commence à peine à vivre en tant que moi, comme si mon coeur en gardant la forme comprimée par tant de violence avait fini par accoucher d'un moi nouveau pour qui le passé n'a aucun sens. Un moi tout neuf, qu'il me faut éduquer avec un oeil neuf. Une nouvelle vie qui a tout à apprendre.

C'est assez bête, mais mon thème astral me rassure en même temps que de m'aider à me comprendre. Simplement parce qu'il est tellement vrai que ça me donne une raison d'être moi. Ce n'est pas le fruit de mon imagination... non, je suis comme ça, j'ai le droit d'être comme ça, c'est mon essence. Le fait de mettre des mots sur des intuitions (car n'oublions pas qu'en tant qu'ENFP, je suis dominée par mes intuitions..) m'aide à visualiser. Et ça me rassure parce que je me dis qu'il y a au moins une source scientifique qui me comprend et qui m'accepte. Arf. Nous y voilà, encore cette mémoire du rejet de ce que j'étais. C'est dingue que ce soit tellement ancré en moi.. Il faut que j'évacue tout ça, non pas que j'oublie, mais que j'accepte. Que j'accepte que ça a été dur mais aussi que la situation est différente, je ne suis plus la même qu'avant, la petite fille a grandi, je peux imposer mes nouveaux repères. Enfin, pour ça il faut d'abord que je les construise. Ca passera certainement par faire des choses que je n'ai pas encore faites et que je désire pourtant de tout mon coeur. Il faut me construire dans l'action. Donc changer d'air. Ca commence dès demain.

Alors, la petite Tagama, c'est qui déjà?
Une Capricorne ascendant Cancer. Si, si, si. Les deux exacts opposés réunis en un. La femme-enfant par excellence, ce qui n'est pas forcément pour arranger mes affaires, je peux vous le dire :S

Quand on regarde mon thème, j'ai très peu de mauvaises conjonctions, la plupart donc me poussent à l'optimisme... même si quelques aspects me font faire des vagues...

De manière générale :

_Elle est intègre, réservée, circonspecte, honorable, volontaire. Son ambition est tranquille, dans la limite du raisonnable, elle aime les responsabilités et les assume. Peut travailler dans le social. (Capricorne)
_Intelligence, fermeté et vivacité d'esprit, entreprend de longues études (plusieurs conjonctions). A sa manière à elle de penser sur un sujet.
_Force de caractère, se relève toujours après l'échec, grande énergie de travail qui permet d'entreprendre des travaux de longue haleine (pareil, plusieurs conjonctions renforcent ce trait de caractère).
Elle lutte avec acharnement pour surmonter les épreuves, elle a la force de les surmonter. Elle sait être à la hauteur de toutes les situations. Si elle progresse lentement (sic!), elle est toutefois certaine d'atteindre ses buts.
_Mais parfois trop de prétention, ne se rend pas compte que ses objectifs sont trop ambitieux et inaccessibles (ou du moins de suite ou dans la manière de les approcher).


_Elle a une imagination féconde, de l'inspiration, de grandes émotions, qu'elle peut exploiter sur le plan professionnel. Elle aime les arts, la beauté. Elle peut mettre par écrit tout ce que son imagination et son intuition lui dictent (conjonction Mercure - Neptune très forte). Occultisme.
_Sociable, moderne, originale, non conformiste. Originale, voire excentrique,
 violente, entêtée, impatiente et coléreuse (Carré Mars- Uranus).
_Elle a beaucoup d'amabilité et de sensibilité pour les autres. Elle peut même être trop sensible, et prendre facilement offense à cause d'une  pacotille. (saleté d'ascendant Cancer)
Fait la bonne mère veillant sur sa progéniture, passant la nuit dans un fauteuil auprès de l'enfant malade, le soignant, le calmant avec patience. (Maison IV en Vierge, faut que j'arrête d'ailleurs ou que je le mesure, ça me joue des tours).

_
Aime être entourée d'amis pleins de vigueur, solides, fougueux. Exécute tout travail entrepris. (Maison XI en Bélier, et il faut aussi que je fasse attention à la qualité de mon entourage...)
_mauvaise position de Lilith dans le signe consacré à Eve (Lune noire en Cancer). Epouse ou amante, épouse et amante, tout est possible. Ici se pose la question de la relation à la mère, relation ambivalente : (fusion/séparation), difficulté à couper le cordon ombilical.
 L'ambivalence se situe au niveau de la famille aimée et rejetée, des racines, du passé dont elle est tributaire et qui l'empêche de se stabiliser. Sa force : sa capacité à se dépasser pour se différencier de sa mère.

 

_Amours passionnées, amour de l'amour, à fort tempérament, démonstrative. Croque la vie à pleines dents (Plusieurs conjonctions dans ce sens). Désire réussir sa vie amoureuse (Vénus en maison V)
_Peut être jalouse et possessive (et j'essaie à tout prix de m'en détacher ..), coléreuse, soupe au lait, des difficultés à se contrôler (Mars en Poissons ...)

Au final, ça peut donner une assez bonne idée de mes préoccupations du moment..

La chose qui me rassure... c'est que finalement, y'a beaucoup de points positifs! Et ça, ça peut rassurer certaines personnes en recherche de stabilité ... ;)


Bon, maintenant on va laisser parler Lilith et casser la tête à cette Vierge - Cancer - Poissons qui se manifestent parce que, pfiou, y'en a marre d'être une sentimentale dépendante! Y'a que moi qui suis responsable de ce que je suis, et je n'ai pas envie de laisser ces côtés-là s'exprimer de trop!

~ Ama Fighto level One !

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10 novembre 2009

Prayer for the brokenhearted

Je n'en peux plus. Ca, c'est dit.

Je suis qui, je suis quoi, moi? Pourquoi est-ce que j'ai tant besoin des autres et en même temps je ne sais pas m'imposer? Rayonner, être, vivre, tout simplement. Je ne sais plus ce que je dois faire.

Une chose dont j'ai pris conscience, mais dont je ne mesure pas tout à fait la portée encore, c'est combien je me suis enfermée dans un rôle. Encore merci à la psy de mon coloc (qui n'est pas tout à fait une psy ordinaire il faudrait que je vous raconte ça) ... Un rôle de mère pour ma mère... un rôle de fille forte pour l'extérieur... un rôle de femme parfaite pour ceux que j'aime, en particulier celui que j'Aime.
Subrepticement, les années passant, en réaction de défense pour survivre aux évènements ... je me suis forgée une carapace tellement énorme que je ne savais même pas qu'elle était là. Et là, j'ai mal. Mal d'avoir mal. Mal d'avoir mal d'avoir mal. Je veux être libre, mais je ne veux pas renoncer à ceux que j'aime. Je veux être heureuse, tout en étant fragile. Comment est-ce possible? Je n'y arrive pas. Faire comme si? Je ne peux plus. Je veux être moi.

Ce rôle m'a emmené loin, très loin. Je sais que je suis invivable. Je sais que je suis sur des montagnes russes en permanence. Je sais que je suis tombée très bas. Et je sais que ceux qui m'aiment ont besoin d'amour et que ceux que j'aime ont besoin d'indépendance. C'est quoi ce paradoxe? Quelle est ma croyance qui m'a amenée ici?

Ce n'est pas possible de continuer comme ça. Il faut que je me détache de mon passé. Complètement. Ah tiens, c'est contradictoire ... il faut justement que je renoue avec mon passé. Ce matin, j'ai encore craqué dans les bras de mon colloc ... Pourquoi? Parce que mon père me manque. C'est aussi simple que ça.

Je réalise que l'esprit humain est tellement plus complexe que ce que l'on croit... Oui je parle bien d'esprit, cet esprit-là qui est le domaine de la raison, cette théorie comportementale de l'adaptation aux choses les plus difficiles qui relève de la pulsion de vie mais qui se réalise au travers de l'esprit. Donc, cet esprit-là.
J'avais enfoui tout ça. Quand j'ai réalisé que mon père était violent. Quand j'ai réalisé qu'il l'avait toujours été, en montrant sa bonne figure paternelle devant nous, en se manifestant en tyran de la condition féminine derrière nous. Oh, pas toutes les femmes, non. Juste la "sienne". Pas de chance, elle est aussi ma mère. Celle que j'ai toujours protégé, j'allais dire "au péril de ma vie".
Forcément, quand on a aimé un proche de toutes nos forces et que le monde bascule ... comment faire? Pour protéger ma mère de l'injustice, je me suis érigée contre lui. Ce faisant, j'ai fermé mon coeur à tout l'amour qu'il avait pu nous donner. Je n'y croyais plus. Comment aurais-je pu? J'avais été aveugle pendant tant d'années. Sotte de croire que mon père était quelqu'un d'extraordinaire, un magicien de la vie, quelqu'un de magnétique qui voyait au-delà des apparences en des croyances presque ésotériques. Sotte de croire en cette "maison de l'amour", la nôtre, dont il était le maître. Sotte de rire à ses blagues un peu machistes qui m'avaient toujours gênées ... quand on savait les insultes, les tourments, qui étaient infligés à ma mère, qui n'avait rien fait d'autre qu'être la femme qu'il aimait, et qui l'aimait. Même si c'était ma mère qui était toujours présente dans la vie de tous les jours, c'était mon père qui guidait ma vie, c'était le gardien de mes croyances. Comment croire à nouveau dans ce cas? Comment croire en les autres? Et surtout comment croire en moi?

Au fur et à mesure que l'alcoolisme le rongeait et que le cancer est venue l'immobiliser de plus en plus, il n'y avait plus de temps de répit comme lorsqu'il travaillait. Il n'y avait plus de bonnes phases et de mauvaises phases, et de toutes façons, les bonnes phases étaient devenues pour moi sources d'inquiétude. Juste ... un épais brouillard gris permanent, avec des orages magnétiques récurrents. Logique non? L'esprit se protège comme il peut.
Je me rends compte que j'étais inquiète toute ma vie. Peut-être aussi pour cela que je mets tant de coeur à respecter mes valeurs... Je veux être ce que je dis, ce que je pense, ce que je ressens, pour ne pas devenir comme lui. Tout se recoupe ici. Je n'ai jamais été très à l'aise devant les autres, mais ça s'est accentué à partir de mes 12 ans. Finie l'insouciance. Désormais je devais rester celle que j'étais devant les autres, et être la protectrice de ma mère à la maison. Pourquoi? Je ne pouvais pas fuir. Je ne pouvais pas regarder cette injustice sans rien faire. Elle ne m'avait rien demandé mais elle en avait besoin, pour tenir. Et c'est certainement pour cela aussi qu'aujourd'hui, elle a tellement de mal à me laisser vivre. Parce que j'ai trop été là avant au moment où elle en avait besoin, un peu comme sa mère qui l'aurait protégée. Et ne parlons pas du conflit. Dès que quelqu'un élève la voix, je fuis au triple galop. Je ne peux pas rester. Tout simplement je ne PEUX pas! Je n'ai jamais pu déjà avec les autres. Mes 3 ans d'avance ont fait que j'étais toujours plus fragile qu'eux, et donc ne m'ont pas laissé l'occasion de m'exprimer ... Oh, ces habitudes-là se sont prises tôt. Très tôt. Dès la primaire, en fait. Dès que la différence s'est accentuée, quand j'ai commencé à passer les classes. Ouh là là, dur dur de réaliser tout ça...

Le miracle de l'esprit humain c'est de pouvoir être élastique. Il y a un souci? Je me déforme. Un autre? Oh, ce n'est rien, je me déforme encore plus et ça passe. Et ainsi de suite. Et après, on est tellement déformé que plus rien ne passe, et on est complètement différent des autres, qui ne comprennent pas non plus pourquoi tout m'est aussi dur. Et pourtant, ce n'est rien, ce n'était jamais rien... Plus de 15 ans de déformations avant que je me rende compte de ce qui ne va pas. Et encore, j'ai dû passer par des spécialistes. 15 ans avant de me rendre compte que j'étais et je suis encore dans un rôle qui n'est pas moi... Un rôle de femme forte, un rôle de quelqu'un toujours en avance sur son âge, agir comme une fille de 15 alors que je n'en ai que 12, agir comme une fille de 20 alors que je n'en avais que 17, agir comme une mère alors que j'avais besoin d'affection, juste pour pouvoir survivre comme je le voulais.

Et quand il me prend dans ses bras, mon coeur éclate. Jamais je ne m'étais sentie aussi vulnérable. Jamais mon père ne m'avait manqué autant.

En fait il m'avait toujours manqué. Mais j'avais fermé mon coeur à cet amour qui pour moi était déchu, insensé, faux, fabriqué par mon imagination. Je m'étais laissée avoir. Je m'étais faite manipuler. Mon passé doré n'existait plus, ne devait pas exister...
Et puis ensuite, quand sur les deux dernières années de sa vie il était guéri de l'alcoolisme, il était tellement faible qu'il ne pouvait plus que nous regarder avec bienveillance ... mais s'occuper de nous, activement, comme avant? Non. Il n'était plus que le fantôme de lui-même. Un père absent - non par manque de volonté mais par manque de force.

J'avais fermé mon coeur. Je me croyais forte. Le mental est très fort, certes... mais les besoins contre lesquels j'ai lutté le sont encore plus. Il faut que j'accepte que les forces contre lesquelles j'ai lutté étaient violentes... et que j'ai maintenant le droit de me reposer.

Heureusement, je m'exprime facilement. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, vraiment, mais je sais que j'ai besoin de me trouver moi. Trouver ma valeur. Arrêter que la vie soit une souffrance vis-à-vis des autres. Changer ma garde-robe, changer mes relations, changer mes peurs, changer de style de vie. Souffler. Dépressuriser. Je ne veux plus jouer à la maman, et je ne veux plus être en peur constante d'être abandonnée.

Cela implique de me souvenir de l'amour qu'il m'a porté. Le vivre. Me retrouver seule avec moi-même et avec mes souvenirs, avec lui. Avec rien d'autre à faire que m'occuper de moi. Rétablir l'équilibre. Parce qu'une goutte d'eau dans un coeur asséché amène le besoin. Il faut que j'ouvre la vanne... que mon passé soit là pour me porter, enfin. Il me faut me reconstruire finalement. Mais pour cela il faut que je déblaye le terrain. Table rase de tous mes problèmes actuels. Donc pas de maman, pas de Flo, pas de doutes, ne pas me sentir obligée de quoi que ce soit envers qui que ce soit, pour ne pas que mon rôle reprenne le dessus. Juste ma chère, si chère solitude. Pour me reconnecter avec le passé ... et avec moi.

"C'était très dur. Mais je suis toujours ta fille et tu es toujours mon père, même si je ne deviens pas comme toi. Je peux maintenant aller de l'avant sans crainte..."

Tu me manques... et c'est en moi que je dois te retrouver ...

Posté par Pinku Usaghi à 11:56 - Historique et Vendetta - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

07 novembre 2009

I still love U


Perfume - I still love U
envoyé par tagy-95.

Bon, ok, la qualité n'est pas top mais c'est ma préférée (avec Negai) des nouvelles de l'album (bon, en fait je les adore toutes @_@), j'ai hâte d'avoir d'autres vidéos pour pouvoir la travailler... =^^=

Je me devais de poster ça. Pour le dire. Tu me manques. Je te laisse tranquille d'extérieur, mais le week-end c'est un peu difficile, j'ai toujours moins à faire, et même dans les magasins (et surtout dans les magasins) je ne peux m'empêcher de penser à toi...
Ton silence m'angoisse. Je sais que tu n'as rien fait pour ça. Je sais que j'ai écorché tes belles ailes d'aiglon en jouant au hérisson. Je sais que tu es parti un peu loin de peur de ne plus pouvoir voler, autant que de ne plus pouvoir me voir voler à tes côtés. Je sais que je ne suis pas ton unique problème, et que les vents, pour les oiseaux blessés, sont trop violents en ce moment. Mon amour n'y peut rien. Je ne peux que me blâmer ; je n'aurais pas dû me hérisser avant, c'est tout ^^  J'assume.

La tempête dans mon coeur se calme ; mais le blizzard dehors s'intensifie. L'hiver arrive. Un long, très long hiver. Mais tu en sortiras transformé ... d'aiglon, tu deviendras aigle, et tu pourras commencer à enfin te chercher Toi.
Serai-je encore à tes côtés ou pas, seul le temps nous le dira. Après tout, ne voit-on pas la dureté de l'hiver qu'une fois la neige fondue, et le soleil dans le ciel?


J'attendrai donc, que le printemps soit de retour. Parce que je veux croire que cet aigle qui émerge aura encore besoin de moi, tout comme j'ai besoin de lui. Au-delà même du besoin, que tu auras encore l'envie, surtout! Et que, même si je l'ai blessé, notre Amour est et sera bien plus fort que cela.

~All great changes are preceeded by chaos~

I still love U (P.S.: j'ai découvert les paroles après avoir posté la chanson... Alors, j'ai cessé de pleurer, le ciel se dénuage ... mais elle reste quand même bien vraie! Je suis toujours un peu inquiète, même si je passe de mortifiée à résolue...)

Peu importe comme je m'empêche de t'aimer
Je ne peux rien y faire
Mes sentiments sombrent comme le soleil couchant
Je les garde enfermés dans mon coeur

Peu importe que ce soit insignifiant
Ou que rien du tout ne change
Je veux juste protéger
Le fait que nous pouvons rire ensemble.

Même si c'est prendre mes désirs pour des réalités,
J'aimerais qu'au lieu de me dire "au revoir" en souriant, tu me dises que je te manquerai...

Je t'Aime toujours et je ne peux passer à autre chose,
C'est comme un labyrinthe dont je ne peux pas voir la sortie
Je peux sourire, je cache mes sentiments et les transforme en larmes
Pour toi et moi, je ne sais pas ce que je peux faire, bien sûr c'est de ma faute
Je n'arrive simplement pas à te dire, "Sauve-moi" ... je ferme les yeux et tombe de sommeil.

Il y a des moments où tu ne m'appelles presque pas du tout
Mais je ne peux rien y faire...
Je me sens comme un ciel ennuagé
Et je garde ce sentiment enfermé dans mon coeur

Je regarde mon téléphone, pensant qu'il a vibré
Je me rends compte que c'était juste mon imagination et je me sens abandonnée
Je me demande, encore et toujours
Quand pourrons-nous nous rencontrer de nouveau?

Même si c'est prendre mes désirs pour des réalités,
J'aimerais qu'au lieu de me saluer en disant "à la prochaine", tu me dises que je vais te manquer...

Je t'Aime toujours et je ne peux passer à autre chose,
C'est comme un labyrinthe dont je ne peux pas voir la sortie
Je peux sourire, je cache mes sentiments et les transforme en larmes
Pour toi et moi, je ne sais pas ce que je peux faire, bien sûr c'est de ma faute
Je n'arrive simplement pas à te dire, "Sauve-moi" ... je ferme les yeux et tombe de sommeil.

Posté par Pinku Usaghi à 09:51 - Mon coeur en chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0]